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Term Definition
Aciers Inoxydables

Matériaux de base pour de nombreuses montres : boitier, bracelet et bien d’autres pièces exploitent cet alliage métallique. Même si c’est une évidence pour beaucoup, rappelons tous de même que l’acier n’existe pas naturellement mais qu’il s’agit d’un mélange de fer et de carbone. En combinant ces deux ressources, on obtient une matière capable de résister à des sollicitations mécaniques et utilisable pour de nombreux produits. Seulement, sans élément supplémentaire, l’acier brut peut s’oxyder rapidement, notamment au contact de l’air et de l’humidité. C’est pourquoi les industrielles ajoutent d’autres composants que le fer et le carbone pour donner de nouvelles propriétés a l’acier.

On parle alors d’acier « Inoxidable » lorsque ce dernier contient au moins 10,5% de chrome. Cet ingrédient réagit alors avec l’air (plus particulièrement avec le dioxygène) pour former de l’oxyde de Chrome qui va servir de couche protectrice. En fait, l’acier « inoxidable » s’oxyde J sauf qu’au lieu du fer, notamment, qui peut virer à la rouille et se dégrader, c’est le chrome qui se transforme et va servir à protéger l’acier.

L’histoire ne s’arrête pas là, car on trouve encore d’autres composants dans certains aciers, notamment dans ceux utilisé dans l’horlogerie. L’on utilise principalement trois types d’acier inoxydable dont leur composition respecte des normes bien défini, notamment la norme AISI. C’est dans cette dernière qu’on retrouve le nom des aciers souvent cités dans les caractéristiques des montres :

  • 316L : l’acier le plus utilisé. On y a ajouté du Nickel et du Molybdenum. Ne me demander pas à quoi correspond ces éléments chimiques, mais leur présence permettent de renforcer la résistance de l’alliage à la corrosion et facilite le travail sur l’acier. Le 316L présente beaucoup d’avantage. Il est résistant au choc et aux agressions extérieures, il peut être usiné et poli de façon à obtenir différents niveaux de finition.
  • 316F : un peu moins utilisé, il est très proche du 316L mais avec des proportions d’éléments chimiques additionnel un peu plus basse. Il est légèrement moins résistant que le 316L mais se travaille plus facilement, permettant à ceux qui s’en donnent la peine d’offrir un haut niveau de polissage et d’usinage.
  • 904L : la rolls de l’acier inox. Il est utilisé principalement par Rolex pour l’ensemble de leurs montres. Il contient plus de chrome, plus de nickel, plus de Molybdenum et encore d’autres subtilités. Il est donc plus résistant, notamment aux rayures, et supporte des conditions extrêmes (chaleur, agression chimique…). Il est par contre trois plus cher que le 316L et nécessite des outils plus onéreux pour le polir et le transformer. Son rendu final reste cependant plus noble que les autres aciers.

A noter également que le chrome donne un aspect un plus argenté alors que le nickel plus doré. Mais ces variantes de couleurs peuvent s’effacer en fonction du polissage et du travail réalisé par l’industriel sur les pièces. Il est d’ailleurs intéressant de voir le 316F, normalement le moins cher des trois aciers, être utilisé pour des copies de Rolex (donc d’acier 904L). Le 316F se travaillant plus facilement et avec de l’outillage plus accessible, il est plus simple pour les fabriquants de répliques d’insister sur le polissage et donner l’illusion d’un acier plus qualitatif. Si le visuel peut s’en trouvé amélioré, la résistance de la montre est plus faible.

Le choix de l’acier est très important pour la construction d’une montre, mais il ne faut pas pour autant négliger l’usinage et le travail de l’horloger. Le 316L est utilisé par de nombreux fabriquant, mais la qualité perçu n’est pas toujours la même.

Enfin, les trois références cités ici ne sont pas les seules, il existe de nombreux alliages possible et les montres sont sans doute parmi les produits qui exploitent le plus de recette différentes :)

Pour ceux qui voudraient des informations complémentaires, n'hésitez pas à regarder ce petit lien en anglais qui m'a servi à la rédaction de cette définition.

Tableau des aciers

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Alarme

L'alarme est une fonctionnalité qu’offrent certaines montres afin de marquer un horaire précis à l'aide d'un signal sonore. Si beaucoup d'entre nous connaissent le désagréable bruit produit par les réveils électroniques, certaines horloges produisent des sons nettement plus agréables et cristallins. L'alarme est considérée comme une complication et peu amener les horlogers à s'investir énormément pour produire un son particulier et surtout audible. Différents alliages peuvent être utilisés en fonction des sonorités souhaitées. Plusieurs systèmes existent pour paramétrer l'heure à laquelle doit s'exécuter la sonnerie du réveil. Certaines montres proposent mêmes différentes sonneries associées à plusieurs évènements au cours de la journée. Des modèles sonnent par exemples toutes les heures. Une montre mécaniques disposant d'une alarme digne de ce nom peut voir son prix être extrêmement élevé, mais certaines sonorités proposées sont uniques. C'est le cas par exemple de la montre "Credor Spring Drive Sonnerie" issue de la branche très haute de gamme de Seiko et visible ci dessous.

Seiko credor

Ce modèle a spécialement été conçu pour reproduire à l'identique la sonorité de la cloche bouddhiste l' ''Orin Bell".

Clics: 236
Alternances

« TIC - TAC » fait la montre....signe que tout va bien. L’alternance est la traduction de ce phénomène. Une alternance correspond au mouvement du balancier de son point d’équilibre (grossièrement le milieu) vers une de ses extrémités. En fait, une alternance est un « TIC » ou un «TAC », un « TIC TAC » est un cycle complet d’une extrémité à une autre, on parle alors de fréquences (donc 2 alternances pour une fréquence). L’alternance est utilisée pour définir la capacité d’un calibre d’une montre à diviser l’intervalle de temps. Plus celui-ci est élevé, plus la montre est capable d’être précise. On parle de nombre d’alternance par heure (a/h). Plus il y’a d’alternance dans 1H plus la montre est capable d’indiquer l’évolution du temps dans cette heure. Exemple, un calibre « Zenith El-primero » oscillant à 36000 alternances par heure est capable d’indiquer le 1/10 eme de secondes. Avouez que ça le fait de répondre à quelqu’un qui vous demande l’heure : « il est 5H 15 min 25s et 35 déca secondes ». Mais ne rêvez pas, ce type de caractéristique est réservé à des mouvements hautes gammes, la majorité des montre « standard » oscille plutôt autour des 21600 alternances par heures.

Plus l’alternance est élevée plus les contraintes mécaniques sont fortes. Les frottements augmentent et il devient très difficile de gérer les problèmes qui s’y rapportent. Pourquoi croyez-vous que dans votre voiture, plus vous accélérez, plus vous vous rapprochez de la zone rouge au niveau de votre compte tour : parce que plus votre moteur tourne vite, plus il peut s’user et casser : c’est le même problème avec les montre !Attention, un nombre d’alternance élevé ne veut pas forcément dire que votre montre ne dérivera pas dans le temps, cette dérive peut simplement se faire plus progressivement et moins brutalement (vous dériverez de dixième de seconde en dixième de seconde). Un calibre battant à un rythme plus bas, peut pour autant rester longtemps fidèle à l’heure réelle (traduisez ma montre n’avance ou ne retarde pas). Comme quoi, si afficher le dixième de seconde sur votre montre ne vous intéresse pas, il reste possible d’avoir de très bons calibres avec des alternances plus faible.

Schéma Alternance

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ATM

Atmosphère ! Atmosphère ! Est-ce que j'ai une gueule d'atmosphère ?.....La définition du jour concerne l’étanchéité d’une montre, indiquée en nombre d’atmosphères (ATM) ou en Mètre. Il s’agit là d’un critère bien souvent mal compris car le choix des constructeurs pour exprimer cette caractéristique prête à confusion.En physique, une pression de 1 bar, équivaut grossièrement à 1Kg par centimètre carré. Il s’agit également de la pression atmosphérique, c’est-à-dire la pression de l’aire à la surface de toute chose.

Une fois sous l’eau, la pression augmente, on parle de 1 bar tous les 10m, lié à la colonne d’eau qui augmente au fur à mesure qu’on s’enfonce dans les profondeurs. Voilà pourquoi on fait correspondre le premier niveau d’étanchéité d’une montre à 1 ATM ou 10m. Sauf que comme évoqué précédemment, 1 ATM est déjà la pression de base, ce qui veut dire qu’une montre résistant à 1 ATM n’est pas faite pour aller dans l’eau…elle est juste à même de résister à votre transpiration et à quelques gouttes de pluies!

On se dirige alors vers 3ATM ou 30m. En réalité, si l’on retire le premier ATM de l’air, il nous reste déjà plus que 2 ATM soit 20m pour immerger la montre. Vous me direz, c’est déjà suffisant pour un usage courant, sauf que…il s’agit d’une pression « statique ». Autrement dit, une montre certifiée 3ATM (ou 30m) a été testée pour supporter cette pression sous condition d’être totalement immobile, et d’être plongé très lentement dans l’eau sans secousse ni remous.

En effet, le moindre mouvement de l’objet, changement de sa vitesse ou contraintes exterieures augmentent la pression subit et donc la valeur ATM. Pour vous en rendre compte, il vous suffit de courir contre le vent. Vous ressentirez beaucoup plus de résistance et vous devrez faire plus d’efforts pour lutter contre la « pression » de l’air. C’est pareil dans l’eau ! Si vous observez les caractéristiques d’un simple pommeau de douche, vous trouverez des références de 5 ATM de pression sans aucuns soucis. Exposer une montre certifiée 3ATM à un simple jet réduira à néant ses protections.

Si vous allez à la piscine, vous ne risquez pas de rentrer « tout doucement dans l’eau » en prenant bien soin de ne plus bouger une fois immergé, en espérant que l’eau du bassin soit d’un calme absolu…

Si vraiment vous voulez emmener votre toquante dans le grand bain, une certification 5ATM soit 50m est un minimum….mais éviter les plongeons. Il serait plus prudent de viser une protection 10ATM (ou 100m).

Enfin, sachez que si vous visez palme et tuba, voir bouteille pour explorer les fond marin, une vrai montre de plongée est validée pour au moins 10ATM et doit répondre à la norme ISO 6425

Et si vraiment vous êtes prêt à jouer les commandants Cousteau (et que vous avez de l’argent de côté) vous pouvez vous tourner vers la « Rolex DeepSea Challenger » certifiée 12 000m…

Bref, ce n’est pas parque vous lisez « étanche à 50m » sur votre montre, que vous pouvez l’emmener partout dans vos contacts avec H2O. Soyez toujours prudent, et même certifié à des valeurs ATM importantes, si vous n’en n’avez pas l’utilité préféré retirer votre montre si vous êtes amené à entrer en contact prolongé avec l’eau. Il ne faut pas oublier que les éléments chargés de protéger votre montre de l’humidité (vis, joint…) s’usent avec le temps et peuvent être dégradés par des substances de lavages, type savon ou autres.

C’est pourquoi une petite révision chez votre horloger préféré ne peut pas faire de mal à votre belle pour vous assurer qu’elle peut toujours subir les malheurs que vous pourrez lui faire subir.

Etanchétité montre

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Calibre

Le calibre est essentiel à une montre. Il désigne son « moteur » ou plutôt ses spécificités ! Pour fonctionner, une montre nécessite un ensemble de composants internes. Ces pièces, leur provenance, la technologie employée, le modèle, le constructeur; tous ces éléments peuvent être rassemblés sous le terme « Calibre ». Ainsi, lorsque l’on parle du calibre d’une montre on évoque la mécanique spécifique élaborée par un fabriquant identifié incluant les caractéristiques du système, sa forme et ses dimensions. Si on devait faire une analogie avec le monde automobile ou pourrait dire que le mouvement est l’équivalent du moteur comme par exemple un mouvement mécanique serait l’équivalent d’un moteur diesel, et le calibre serait l’équivalent d’une référence de moteur diesel type « HDI 90 de Peugeot ».

A l’origine le mot calibre se rapportait à la dimension (la taille) occupée par le mouvement d’horlogerie (le moteur). Aujourd’hui le calibre permet d’identifier précisément la technologie, les caractéristiques et le constructeur du « moteur ». La désignation d’un calibre est soumise à un référencement strict auprès d’organismes officiels et permet ainsi de lutter contre la contrefaçon et de maitriser l’origine d’un mouvement. Par exemple si dans le manuel de votre montre il est indiqué que le calibre utilisé est un « ETA 2892 A2 », alors vous êtes en mesure d’obtenir toutes les caractéristiques du « moteur » qui anime votre précieuse (via un petit coup d’internet ou l’appel à un fondu de l’horlogerie) à savoir une mécanique fabriquée par ETA, d’un diamètre de 25,60 mm, équipée d’un remontage automatique, oscillant à 28 800 alternances par heure..

Certaines marques, ne disposant pas du savoir-faire et des moyens nécessaires à la création d’un mouvement d’une montre (d’un moteur) et donc de proposer leurs propres références de calibre, utilisent des calibres fait par d’autre. Le problème c’est que quand certains annoncent fièrement dans les caractéristiques de leurs produits qu’ils utilisent un calibre réputé et de bonne facture (du genre « fabriqué en Suisse »), d’autres ne sont que très peu bavard sur les détails « du moteur » emprunté dans leur montre. Il préfère masquer derrière un design spécifique, un intérieur dépourvu du moindre intérêt et de très basse qualité.

Certains constructeurs de calibres vendent volontiers leurs produits, d’autres capables de réaliser l’intégralité d’une montre où faisant partie d’un groupe réservent leurs calibres à leur propre marque ou négocient des contrats d’exclusivités.

Bref, le calibre est aujourd’hui pour beaucoup de collectionneurs le nerf de la guerre. Certains calibres étant très réputés ou disposant de caractéristiques uniques, d’autres étant nettement plus banales et présentant une fiabilité toute relative. Il faut donc parfois être méfiant et ne pas hésiter à se renseigner sur le calibre. On peut parfois s’enflammer devant le design d’une montre et être prêt à investir, pour s’apercevoir qu’il s’agit juste d’un boitier, certes jolie, mais dans lequel fonctionne un calibre de piètre qualité vendu quelques euros l’unité : seriez-vous prêt à dépenser une fortune dans une voiture qui ressemblerait à une Ferrari mais dans laquelle le moteur serait de quelques chevaux ne dépassant pas le 110 KM/H avec des accélérations propre à un scooter ?......Comme quoi, il faut toujours se méfier de l’emballage 

 

Trois calibres

Clics: 290
Chaussée

Sans elle, votre montre ne pourrait vous donner que l'heure.......sans les minutes. La chaussée est en fait un pignon entrainé par friction qui va entrainer à son tour la roue de la minuterie..

 

Une chaussée

Clics: 230
Chronographe

Voici un mot souvent remplacé par son compère "Chronomètre". Et pourtant, cela n'a rien à voir. Un chronographe peut être un chronomètre et un chronomètre peut être un chronographe....simple non? Pour plus d'explications, un chronographe est un instrument permettant de mesurer la durée d'un évènement. C'est classiquement ce que l'on utilise pour "chronométrer" le temps pris pour accomplir une action. Un chronographe présente une aiguille que l'on déclenche en actionnant un bouton. Lorsque l'évènement dont on souhaite connaitre la durée se termine, on stoppe l'aiguille afin de pouvoir lire le temps indiqué. Un système de remise à zéro permet de repositionner l'aiguille dans sa position d'origine soit le zéro. D'autres aiguilles peuvent également être utilisées pour indiquer les minutes, les heures voir les millisecondes.... Dans le cas des montres mécaniques plusieurs systèmes existent, plus ou moins sophistiqués. "Jaeger LeCoultre" par exemple permet de déclencher le départ du chronographe en appuyant sur le verre de la montre. Certains mouvements sont au départ dépourvus de fonction chronographe, mais il est possible d'ajouter cette option simplement « par-dessus » le mouvement d'origine, on parle alors de "modules". D'autres calibres sont eux conçus dès le départ comme des chronographes et intègrent donc parfois des systèmes mécaniques plus poussés.

Clics: 255
Chronomètre

Ce mot est souvent mal employé. Il est utilisé la plupart du temps à tort, en l'associant au chronographe. Lorsqu'on souhaite connaitre le temps mis par un coureur pour terminer sa course, on utilise un chronographe! Maintenant si ce coureur est de très haut niveau et participe à une grande compétition, il est fort probable que le chronographe soit également un chronomètre.... Un chronomètre désigne en réalité un instrument de mesure du temps d'une grande précision. En l'occurrence, si votre montre est un chronomètre cela veut dire que son mouvement a passé avec succès des séries de tests lui certifiant qu'il est capable de vous donner l'heure avec une grande précision! Une "simple" montre peut donc être un chronomètre! Et un chronographe n'est pas forcément un chronomètre.... Aujourd'hui un calibre mécanique ne peut être homologué "Chronomètre" que s’il est en mesure de passer avec succès les tests d'un organisme officiel : le "COSC" pour "Contrôle Officielle Suisse des Chronomètres". Eh oui, seul un organisme Suisse est capable de certifier un mouvement comme étant un chronomètre.... (Qui a dit favoritisme). Un chronomètre est aujourd'hui décrit par la norme ISO 3159. Lorsqu'un horloger souhaites certifier ses produits, chaque mouvement est évalué pendant 15 jours dans cinq positions et à trois températures (8 °, 23 °, 38 °). Sept critères éliminatoires sont considérés durant les tests. La dérive de la montre doit être comprise en -4s et +6s par jour. Autant vous dire que les montres certifiées avec des mouvements chronomètre sont souvent "légèrement" plus chères que la normale. Pour information, toutes les montres "Rolex" sont certifiées Chronomètre...

Logo du COSC

Clics: 226
Échappement

Voici un mot plutôt utilisé dans l’univers automobile. Mais rassurez-vous il n’est pas question de mettre un pot catalytique à votre montre. L’échappement désigne dans l’horlogerie un mécanisme composé de plusieurs pièces. Son rôle est primordial puisque qu’il a pour but de transmettre de façon régulière et contrôlé l’énergie libérée par le ressort d’une montre mécanique à destination du balancier de la montre. Généralement un système de roue denté est alternativement bloqué puis libéré pour passer d’une dent à une autre. C’est d’ailleurs l’origine du nom de cet organe puis qu’il laisse « échapper » durant un laps de temps très cours (lors du passage d’une dent à une autre) l’énergie qu’il reçoit. Grossièrement, l’échappement permet de contrôler la diffusion de l’énergie du ressort afin de permettre au balancier qui régule le fonctionnement de la montre d’être régulier et précis. Il existe bien entendu plusieurs technologies et brevets autour de l’échappement. Le plus connu reste l’échappement à « Ancre ». Une marque comme « Omega » faits appel à un système plus complexe appelé « échappement Co-Axial » qui se montre plus précis en réduisant les frottements. Bref, cette pièce semble bien peu de chose en rapport en sa taille mais elle est primordiale dans la précision d’une montre et reste parmi les éléments les plus critiques et complexe à concevoir.

Echappement

Clics: 249
Hésalite

L'hésalite est une marque commerciale désignant un type de verre, utilisé entre autre, pour protéger les cadrans de montres. C'est la société suisse "Bally CTU" qui est à l'origine de ce verre acrylique (à base de plastique). C'est en fait un concurrent au plexiglas, mais présenté comme plus résistant que ce dernier. Moins couteux que les verres saphir, l'hésalite est réputé robuste et léger. Il a beaucoup été utilisé dans les années 50. À titre d'anecdote, les montres OMEGA Speedmaster Professionnal portées par les astronautes des missions Appolo étaient équipées d'un verre en Hésalite. Malheureusement, il est sensible aux rayures, mais peut se polir afin de lui donner une nouvelle jeunesse.

 

 

Clics: 296
Lunette

 La lunette, visible sur la face avant de la montre, est l’anneau ajusté au boitier qui porte le verre et définit les contours du cadran. Elle peut paraitre anecdotique, mais joue un rôle essentiel dans le design et les fonctions de la montre.

De par sa position, elle est particulièrement exposée aux chocs et aux contraintes que peuvent subir la montre. Elle se doit d’être résistante…et belle, car c’est un des éléments que l’on repère en premier. À l’origine fixe, elle est devenue mobile sur certains-modèles pour fournir des capacités supplémentaires à nos compagnes de poignets.

 Dans les années 1940, les chronographes d’aviation bénéficiaient d’une lunette tournante en acier. C’ était un moyen simple d’obtenir une mesure précise du temps passé à  partir d’un repère réalisé sous forme d’un triangle et inscrit sur la lunette. Il suffisait de déplacer le triangle et de l’aligner sur l’un des indicateurs horaires du cadran pour pouvoir garder un oeil sur l’évolution temporelle d’un événement. On parle d’ailleurs d’une invention française sur le sujet, mais c’est surtout sur les montres de plongée que la lunette rotative s’est imposée. Le simple triangle s’est vu compléter par une graduation complète soit en 60 minutes, soit en 12 h . Le calcul des paliers de décompression, vitale en plongée, a largement su tirer parti de la lunette rotative.

 Le plus difficile aujourd’hui est de savoir quelle fut la première montre à exploiter une lunette tournante. Certains vous parleront de la Rolex « Turn O Graph » sortie en 1953, d’autres vous diront que c’est BlancPain et sa « Fifty Fathoms » mise en production fin 1952. Les années 50 voient également l’arrivée de lunettes en aluminium anodisé, permettant un meilleur contraste. Puis beaucoup plus tard, c’est la céramique gravée qui a fait son entrée, assurant une bien meilleure résistance aux rayures avec une dureté supérieure aux autres matériaux. C’est d’ailleurs toujours la céramique qui accompagne les montres haut de gamme actuelle mais affublée d’un complément type « Liquimetal Omega », « Cerachrome bicolore Rolex ». Il s’agit de revêtements exclusifs à quelques marques améliorant le rendu ou la robustesse de la céramique. Mais concernant la majorité des montres, la lunette suit la composition du boitier et exploite l’acier inoxydable.

De nos jours, la lunette peut être « unidirectionnelle », donc être manipulée dans un seul sens ou bidirectionnel. La rotation unique est préférée des montres de plongée, car jugée plus fiable même si l’usage de clic assurant le bon maintien de la lunette en cas de manipulation malencontreuse permet aux modèles bidirectionnels d’avoir leurs adeptes. On peut également trouver des systèmes de fixation via une vis spécifique qui permet de verrouiller la lunette une fois positionnée à l’endroit souhaité.

Maintenant, sachez que même si vous n’êtes pas plongeur ou aviateur, une lunette rotative peut vous être utile. Elle peut servir :

  • De chronographe : la meilleure façon de réussir un œuf dure J
  • De rappel temporaire : toujours utiles quand votre portable n’a plus batterie…
  • D’une fonction GMT : avec peu d’astuce et en déplaçant le repère central de votre lunette sur le 12 H d’un autre fuseau horaire, vous pouvez obtenir l’heure dans deux pays à la fois J

J’en oublie qu’on peut retrouver d’autres informations sur une lunette comme une échelle tachymétrique pour calculer la vitesse d’un objet.

Bref, j’espère que vous aurez compris que la lunette est là pour être bien vu…(désolé...)

Lunette de montre Seiko

 

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Manufacture

Difficile de définir un mot dont le sens peut varier en fonction des avis de chacun. La définition donnée ici est donc une interprétation libre et personnelle de ce que l’on peut rassembler sur le web et ailleurs.

Une manufacture peut être employée pour désigner une entreprise horlogère capable de concevoir et de construire sans aide extérieur une montre dans sa globalité, en particulier le mouvement. Grossièrement, si une marque est capable de proposer sur le marché un produit dont la conception et la réalisation est pratiquement réalisé entièrement par l’entreprise elle-même, alors elle peut se prétendre une manufacture.

Le plus souvent, une société qui conçoit la mécanique interne et propose des calibres de montres peut déjà être appelé une manufacture. Cela suffit déjà à réduire le nombre de prétendants au titre.

Il est très compliquée de définir précisément le terme, car si on veut être très rigoureux, il faudrait pour qu’une entreprise soit qualifiée de manufacture, qu’elle produise et construise tout de A à Z. Donc elle doit posséder une mine pour extraire les matières première, disposer d’usine de transformations, de cabinet d’étude, de chaine d’assemblage……bref c’est un peu compliqué » ; Ce n’est pas parce que « Porche » ne fabrique pas les pneus de ses véhicule que la marque n’est pas pour autant un constructeur automobile….

C’est pourquoi, il faut retenir que dans le domaine horloger, une manufacture est avant tout une entreprise qui conçoit et réalise ses montres sans faire appel à un catalogue de produit intermédiaire déjà préparé par d’autre qu’il suffit ensuite d’assembler. Ce n’est pas pour autant qu’elle ne peut pas commander une partie des pièces dont elle a besoin a d’autre. Mais elle ne suit pas un plan de conception près-établis, elle réalise sa fabrication en interne (de la conception à la finition) s’autorisant à commander à des entreprises spécialisées des parties spécifiques et précises.

Si vous achetez dans le commerce une préparation pour dessert dont il suffit de rajouter quelques éléments de bases pour faire un gâteau rapidement (mais qui peut être très bon), alors dans l’univers horlogers on pourrait vous comparez à un assembleur. Vous pouvez d’ailleurs être plus ou moins créatif en ajoutant quelques ingrédients supplémentaires tout droits issus de votre imagination. Il en va de même pour les montres non issues de manufacture qui peuvent prétendre à plus ou moins de créativité et de personnalisation à plusieurs niveaux du produit. Si maintenant vous vous prenez pour un grand chef et que vous décidez de créer une nouvelle recette, que vous la réaliser tout seul dans votre cuisine, alors vous on pourrait vous rapprochez d’une manufacture. Cependant on ne va pas vous reprochez de chercher votre crème fraiche chez le crémier, en particulier si celui-ci peut vous garantir une qualité première. Il en va de même pour une manufacture qui peut très bien commander pour sa montre un ressort à une société spécialisée par exemple.

En conclusion, une montre dite de « manufacture » est le plus souvent gage d’un produit de qualité car soigné dans sa conception et dont la réalisation aura été pensé et suivi par la même entreprise. De plus, il est nécessaire pour pouvoir prétendre être une manufacture d’avoir un savoir-faire horlogers important associé à une grande expérience. Sans ces caractéristiques, une entreprise pourra difficilement concevoir une montre jusque dans ses moindres détails et encore moins la construire.

Attention, une montre qui n’est pas de « manufacture » peut tout aussi présenter de grandes qualités. Certaines marques assemblent des calibres conçus par d’autre avec beaucoup de soin, apportant des modifications ou soignant le design général de leurs produits leur imposant une véritable identité. Maintenant les limites étant compliquées à définir pour parler des critères caractérisant une manufacture, il est parfois possible de croiser des entreprises horlogères qui se déclarent comme telle un peu trop facilement….cédant à l’avantage marketing que peut procurer ce titre.

Genèse de la manufacture "Zenith"

Clics: 251
Montre automatique

Une montre automatique est une montre dont l'énergie nécessaire à son fonctionnement est produite par le porteur de la montre lui-même ou par l'environnement dans lequel se trouve la montre. Si à l'origine on parle de montre automatique pour des montres mécaniques, on trouve aujourd'hui des montres automatiques électroniques. Divers systèmes sont possibles, le plus courant étant l'utilisation des mouvements du poignet du porteur pour remonter un ressort situé à l'intérieur de la montre. Ces mêmes mouvements peuvent également servir à produire un faible courant électrique permettant de recharger une mini batterie. D'autres systèmes existent comme l'utilisation de la lumière ambiante ou encore des différences de températures. L'objectif étant toujours le même, produire une montre qui ne s'arrête jamais et qui ne nécessite pas une opération de maintenance pour recharger sa source d'énergie. Pour résumer, si l'on pouvait appliquer le principe des montres mécaniques à l'automobile, il ne serait plus nécessaire de passer à la pompe!

La pile c'est hasbeen

Clics: 299
Montre mécanique

Une montre mécanique est une montre utilisant l'énergie mécanique pour fonctionner. Elle ne dispose ni de pile ni de batterie. La source d'énergie la plus courante est l'utilisation d'un ressort dont on utilise sa nature à se détendre pour actionner les rouages de la montre. Mais d'autres moyen existent comme par exemple l'utilisation de poids, d'eau ou de sable (mais rarement dans une montre :)) On trouve encore des solutions plus complexes comme l'usage du passage de l'air dans une turbine (si si ça existe!!) En résumé, on peut donc parler de montre mécanique des lors que la fée électricité n'entre pas en action. Un cas litigieux existe cependant avec le mouvement SpringDrive de Seiko qui utilise de l'électronique comme moyen de régulation. On peut parler alors de montre "hybride".

Clics: 330
PVD

Il est temps de sortir sa panoplie de petit chimiste et de se rappeler ses leçons de physique. PVD est synonyme de physical vapor deposition ou dépôt physique en phase vapeur dans la langue de Molière. Il s’agit d’une technique de dépôt sous vide visant à l’ajout d’une mince couche d’un métal (la plupart du temps) sur une base matérielle (un substrat). On se base sur le principe qu’à très basse pression les molécules de vapeur d’un métal évoluent dans l’environnement avec très peu de risque de collisions avec d’autres molécules. En gros, le métal est chauffé à sa température de fusion (très haut dégrée (3400° en moyenne). Le métal s’évapore et fini par rentrer en contact avec l’élément à recouvrir, qui lui est situé à une température bien moins élevée, ce qui permet au métal de revenir à sa forme solide et d’envelopper l’objet en question. Le faite de travailler sous vide, permet d’obtenir une couche de métal très pure et très régulière, car on s’assure ainsi que seul des molécules de métal recouvrent la base matérielle. Sans aucune impureté, on évite les risques d’oxydation et des irrégularités à la surface de l’objet. Celons la nature du métal choisi et sa composition, le revêtement peut adopter une couleur et un aspect différent. Cette technique est de plus en plus utilisée en horlogerie, notamment pour les boitiers et bracelet. Les fabricants peuvent ainsi proposer des montres aux coloris très appréciés actuellement, comme par exemple le noir mat. Le résultat est beaucoup plus convainquant qu’une simple peinture. Par contre, attention, il existe plusieurs techniques propres au PVD, dont les résultats et la qualité ne sont pas équivalentes. Et même si le fabriquant exploite une technologie PVD de pointe, le produit fini n’aura jamais la même résistance qu’un matériau dont la couleur et l’aspect lui sont propre comme, la céramique par exemple. Le PVD reste un revêtement, et à ce titre, les montres qu’il l’exploite sont souvent sujettes aux rayures et à l’usure du temps. C’est pour cela que les marques de montres très haut de gamme favorisent parfois davantage les alliages et matériaux spécifiques pour donner un aspect particulier à leurs produits.

Machine industrielle PVD

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