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Term Definition
Valve à hélium

La valve à hélium est une fonctionnalité que l’on retrouve parfois sur certains modèles de montres de plongé. Autant vous le dire tout de suite, c’est le type d’options dont l’utilité est pour la plupart du temps simplement marketing…Je n’ai jamais dépassé le stade du tubas et des palmes, j’aurais donc du mal à vous donner un cours sur la plongée. Mais il est nécessaire de faire le point sur le sujet pour bien comprendre le pourquoi de la valve à hélium. Habituellement, l’air que l’on respire est plus ou moins composé de 20% d’oxygène et 80% de diazote, l’oxygène étant le seul utilisé par notre organisme. Le diazote est tout de même utile, car l’oxygène peut devenir toxique passé une certaine quantité, le diazote pouvant être grossièrement décrit comme un diluant (si un physicien me lit, désolé). Cette composition de l’air nous permet de vivre sans problème sur Terre, ou la pression est de 1 bar au niveau de la mer, mais ce mélange peut devenir problématique voir mortel lorsque qu’il est inhalé dans des conditions extrêmes notamment en pleine exploration marine. Le diazote peut provoquer au-delà des 50 m de descente, une ivresse pouvant amener le plongeur à commettre des erreurs et se mettre en danger. Pour contre carrer ces problèmes, des mélanges d’air différents ont été élaborés plus adaptés à une respiration à grande profondeur. Il est ainsi possible de remplacer le diazote, par de l’hélium. Ce gaz rare est inoffensif pour l’homme voit sa densité nettement plus faible que le diazote, ce qui rend la respiration moins difficile, et sans risque de taper un mauvais délires une fois bien immergé. Le problème c’est que ces caractéristiques permettent aussi à l’hélium de s’infiltrer plus facilement au sein des montres et s’en échappe difficilement. Lors de la remonté les propriétés physique des gaz sont modifiées (me demandez pas pourquoi, encore une histoire de science) obligeant les plongeurs à bien respecter les fameux paliers de décompression. Le volume occupé par les molécules d’hélium augmente à fur à mesure de la remonté et peuvent générer une pression importante au sein de la montre amenant à l’endommager. Pour l’anecdote, le fameux commandant Cousteau a vu le verre de sa Rolex éclater lors d’un retour d’expédition dans les grands fonds. Pas étonnant donc que la marque suisse s’est associée avec une consœur, en l’occurrence Doxa pour concevoir en 1969, une valve intégrée au boitier des montres, permettant de faciliter la libération de ces fameuses molécules d’hélium. D’abord manuel, obligeant le plongeur à actionner lui-même l’ouverture du système (à ne pas manipuler sous l’eau bien sûr), il existe aujourd’hui des mécanismes automatique, qui sous l’effet d’un changement de pression laisse échapper ce qui pourrait détériorer la montre.

Donc si vous avez suivi, la valve à Hélium est utile si vous êtes un plongeur devant séjourner dans un bâtiment immergés ou dans un caisson de décompression (souvent utilisé lors d’une remonté trop rapide ou d’un séjour prolongé à de grandes profondeurs) dans lequel un mélange d’air contenant de l’hélium est injecté. Pour une plongé « classique », le système n’est pas utile puisque votre montre n’est pas en contact avec le mélange contenu dans vos bouteilles. La valve à Hélium reste donc la plupart du temps une simple ligne supplémentaire dans le prospectus d’une montre destinée à vous prendre pour le fameux commandant au bonnet rouge. Mais c’est toujours sympa d’avoir une petit spécificité en plus sur sa plongeuse !

Valve à Helium

Clics - 740
Tourbillon

Le tourbillon est une complication horlogère très prisée des grands horlogers ces dernières années. Pourtant l'invention date de 1801 et fut créée par Abraham-Louis Breguet. Elle reste cependant très complexe à réaliser. L'idée de départ est celle-ci: toute la difficulté dans une montre mécanique réside dans la régulation du mouvement, celui-ci doit battre toujours à la même cadence, tout écart aussi minime soit il provoque un décalage dans la mesure du temps et peut au fil des jours engendrer des écarts important dans l'affichage de l'heure. Il faut donc chercher à réduire un maximum tous les facteurs pouvant influencer ou modifier la régulation du mouvement. L'une des causes pouvant provoquer des perturbations pour une montre mécanique est la gravité. Cette dernière influence tous mouvements sur terre, le hic c'est que son effet n'est pas le même selon la position ou l'on se trouve. Nous ne sommes pas sensibles à ces changements mais une montre oui! Lorsque que vous portez votre belle au poignet, il se peut très bien que celle-ci soit une fois à la verticale, une fois à l'horizontale le tout en empruntant une infinité de positions possibles. Chaque position prise par la montre subit les effets de la gravité différemment avec plus ou moins de répercussions sur le mouvement. Tout ceci fait que la régulation de la montre est sans cesse "perturbé". Lorsque la montre est à la verticale, la gravité est la plus forte et à tendance à perturber davantage son fonctionnement. Ceci était particulièrement gênant dans le cas des montres de poches, qui restées parfois longtemps dans cette position. Alors comment faire ? On ne peut pas stopper la gravité à moins de porter sa montre dans l'espace....mais si une position influence le fonctionnement d'une montre, la position inverse le fait également mais exerce une dérive à l'opposition de la précédente! Vous me suivez ? Une petite illustration: Vous êtes sur une barque et vous êtes incapable d'être au centre de cette dernière. Lorsque vous êtes complétement à gauche de la barque celle-ci penche à gauche et risque de partir dans cette direction, si vous vous tenez à droite, celle-ci penche à droite et risque de partir dans cette direction. Maintenant si vous vous déplacez de gauche à droite et inversement, votre barque part un coup à gauche, un coup à droite : vous compensez la dérive de votre barque à chaque fois que vous vous déplacez et au final vous suivez une trajectoire correcte ! Breguet a appliqué ce principe. Si l'on force les organes de régulations d'une montre à prendre toutes les positions de façon contrôlée et répétitive, alors on compense les dérives de chacune des positions! Et c'est le rôle du tourbillon. Il s'agit en fait d'une "cage" qui va contenir le balancier et l'échappement. Cette cage va tourner sur elle-même (une révolution) en 60 secondes! Ainsi les éléments contenu à l'intérieur du tourbillon ne sont jamais laissés dans une position mais va en 60 secondes emprunter plusieurs positions, chacune se compensant avec son contraire. Non seulement cela réduit l'influence de la gravité, augmentant ainsi la précision de la montre, mais en plus la mécanique est particulièrement esthétique. C'est pourquoi la plupart des horlogers proposant des montres à tourbillon font en sorte de le rendre visible, de façon à pouvoir observer la rotation de ce dernier. Je vous laisse imaginer la difficulté de produire de tels mouvements...mais cela n'a pas stoppé les fous des engrenages. Si vous avez suivi ma définition, vous avez noté qu'un tourbillon tourne sur un axe alors pourquoi pas le faire tourner sur plusieurs axes.....et pourquoi pas mettre un tourbillon dans un tourbillon.....bref, on trouve aujourd'hui des montres d'une extrême complexité. On peut parler par exemple de Gyrotourbillon (mais c'est une autre histoire). Autant être franc, toutes ces complications n'ont plus vraiment d'intérêts au sens "précision" pour une montre. Ce n'est pas parce que votre montre n'a pas de tourbillon qu'elle n'est pas capable d'être précise. Des marques comme "Rolex" ne sont pas du tout lancée dans ce type de mouvement. Ceci reste aujourd'hui pour certain horloger une vitrine de leur savoir-faire. Et cette vitrine coute chère. Les montres avec tourbillon ou avec des complications dérivées du tourbillon sont le plus souvent hors de prix!

Tourbillon Audemars PIguet

Clics - 765
Spiral

C’est petit, c’est mince, c’est d’apparence simple et pourtant c’est l’une des pièces d’horlogerie les plus complexe à fabriquer.

Un spiral est en fait un ressort….. Mais enroulé sur le plan horizontal et non vertical comme on en a plus souvent l’habitude. D’une épaisseur moyenne de 0,04 mm avec un poids digne de faire rêver un mannequin, soit environ 2 mg, le spiral n’est ni plus ni moins que le maitre d’orchestre de la montre. C’est-à-dire que c’est lui qui donne le rythme et donne la cadence de base à partir de laquelle, grâce à différents jeux d’engrenages on peut afficher les secondes, les minutes, les heures… (Et autres subtilités)

En effet comme n’importe quelle ressort, le spiral lorsqu’il est soumis à une pression revient à sa forme initiale des lors que cette pression se termine. Appliquer ce principe de façon régulière et vous obtenez une pièce qui évolue de façon contrôlé et isochrone. C’est-à-dire que le passage d’un état à un autre occupe toujours la même durée. Vous bénéficiez alors d’une référence à partir de laquelle vous pouvez calculer l’écoulement du temps. On dit que le spiral « oscille ».

On comprend alors qu’il est essentiel pour un spiral qu’il évolue toujours de la même façon si on veut conserver la même base de calcul en permanence et éviter toutes déviances. Le problème c’est que la nature s’acharne : changement de température, oxydation, magnétisme, interférences autant de facteurs qui peuvent influencer le comportement d’un spiral.

Autant vous dire que le moindre défaut dans la construction de cette pièce est fatal à la précision de la montre. Le plus complexe reste les matériaux à utiliser. Le métal est en effet sujet au froid et à la chaleur qui rétrécit et dilate respectivement ce dernier. C’est alors que les alliages sont arrivés : fer et nickel, « Nivarox » dans lequel on ajoute du cobalt, du chrome et autres ingrédients : la recherche du composant ultime pouvant supporter de multiples changements de conditions extérieurs en conservant ses propriétés de base a été et est toujours la quête du graal horloger.

Il d’ailleurs amusant de voir qu’un spiral peut être comparé à un processeur d’ordinateur c’est-à-dire qu’il sert à donner la fréquence de base de fonctionnement d’un système. Aujourd’hui l’un des derniers matériaux à la mode pour un spiral est le silicium soit le même composant utilisé dans tous les processeurs d’ordinateur du monde.

Eh oui, si ça se trouve, votre montre a sollicité les mêmes recherches que le dernier processeur présent dans votre PC (ou votre MAC, votre iPhone ou Samsung Galaxy (j’ai oublié personne ?)) pour fonctionner (mais bon pour cela il faut que vous puissiez lire « Omega, Breguet ou par exemple Patek Philippe sur votre cadran….autrement dit gagnez bien votre vie ou mangez des pates durant un certain temps)

La complexité de conception du spiral peut en partie expliquer le succès des montre à quartz. En effet dans ces dernières, point de ressort en alliage complexe pouvant être très sensible aux facteurs extérieurs, mais une substance minéral soumise à l’électricité, qui grâce à l’effet « piezo electrique » permet une oscillation très élevée et régulière pour fournir une base de calcul fiable et précise, et ce à moindre coût. Mais ce système présente tellement moins de charme……Et oui, dans un match de foot, on peut marquer un but en tirant simplement ou bien faire une magnifique retourné à la zlatan : le résultat est le même mais c’est quand même plus la classe dans le second cas ; c’est pareil pour les montres Content

Spiral

 

Clics - 775
Saphir

À l'origine, le saphir est comme son cousin rouge, une pierre précieuse de la famille des corindons. Soit un cristal d'origine naturelle dont la couleur est donnée en fonction des impuretés qui le composent. Sans ces impuretés, un saphir pourrait se retrouver pur et totalement transparent. La qualité première du saphir est sa dureté. Cette dernière est mesurée sur l'échelle de "Mohs" de 1 à 10 ou 1 est associé au talc et 10 est associé au diamant. Le saphir est noté à 9.
Il faut savoir qu’un matériau ne peut être rayé que par un autre matériau d'une dureté égale ou supérieure à la sienne. Si l'on considère que la majorité des objets de notre quotidien (clef, pièces de monnaie...) ont une dureté généralement comprise entre 4 et 7, on comprend vite l'intérêt de concevoir un verre en saphir pour le rendre inrayable. Travailler à partir d'une pierre naturelle est beaucoup trop coûteux, sans oublier qu'un saphir incolore est très difficilement trouvable.
Heureusement, un chercheur français, Auguste Verneuil, réussi, en 1892, à synthétiser la fabrication d'un corindon et donc par extension d'un saphir. Le processus utilisé repose sur de fortes pressions et de fortes chaleurs rendant le processus complexe. C'est pourquoi il ne fut industrialisé qu’en 1929. À partir de cette date, et grâce à l'absence d'impureté, il a été possible de réaliser du verre saphir synthétique. Il devient ainsi l'un des matériaux les plus résistants aux rayures avec une dureté mesurée de 8 ou de 9 sur l'échelle de « Mohs », fonction de la qualité de sa fabrication. A titre d'anecdote, la marque à la pomme a longtemps cherché à équiper ses iBidules d'un verre saphir et a dû commencer par le proposer seulement sur ses iWatch. Concernant les montres (l’iWatch n’est pas une montre…désolé, c’est mon côté extrémiste), il semblerait que ce soit la maison « Jaeger Lecoultre » qui a commercialisé le premier modèle équipé d'un verre saphir, en 1929 : la Duoplan.
D'autres montres furent produites par la suite, notamment par « Omega » à partir de 1932 pour ses modèles Marines.
Aujourd'hui, de nombreuses montres sont disponibles avec un verre saphir, mais elles restent toujours plus chères que leurs homologues équipées de verres classiques.
Si le verre saphir est très résistant aux rayures, il est malheureusement sensible aux chocs. Il est pratiquement impossible de rayer ce dernier avec un clou, mais il est relativement aisé de le briser en tapant le cou à l’aide d’un marteau (sans taper comme une brute). À l'inverse un verre plastique est très facilement rayable, mais étant plus souple, il est capable d'absorber une partie de la violence du choc.
Autre défaut du verre saphir, si par malheur, vous réussissez à rayer le verre saphir de votre montre (croyez-moi, ça arrive), il vous sera difficile de le réparer. Alors qu'un verre plus "tendre" pourra se poncer, dans la limite du raisonnable, pour atténuer les rayures.
Par contre, le verre saphir peut se voir ajouter un film antireflet et présente souvent un aspect plus haut de gamme qu’un verre standard.
Enfin, dernière info, si vous ignorez le type de verre de votre montre, nettoyez bien ce dernier, laissez tomber une goutte d'eau sur le cadran et penchez votre montre. Si la goutte d'eau descend vers le bas, il s'agit d'un verre classique, si la goutte reste sur le verre ou a du mal à s'écouler alors il s'agit d'un verre saphir.

Verre Saphir

Clics - 1104
Synonyms - Verre Saphir
Rubis

Un mouvement mécanique engendre des frottements entre les pièces qui le composent. Les engrenages subissent donc une dégradation et une usure aux cours du temps. Afin de protéger et de garantir une durée de vie plus longue au mouvement des montres mécaniques, les horlogers ont empruntés à la bijouterie l'utilisation de rubis. Ces derniers étaient disposés aux endroits les plus sensibles du mécanisme. Plus solide et résistant que les composants métalliques, les rubis augmentaient ainsi la résistance aux frottements et à l'usure. Aujourd'hui, les horlogers n'utilisent plus de véritables Rubis. Ils ont été remplacés par des pierres artificielles en conrindon rouge, plus pures et plus résistantes. Le nombre de rubis est souvent utilisé comme caractéristique d'un calibre mécanique, mais parfois un nombre important de rubis cache en fait un simple argument marketing. En effet on estime que passé 17 rubis voir 21, il n'y'a plus grand intérêts d'en positionnées davantage au sein du mouvement, l'ensemble des points sensibles étant largement recouvert

Rubis

 

 

Clics - 1077
Rotor

Le rotor peut également être appelé masse oscillante. On pourrait dire qu’il s’agit de la pièce qui suffit à différencier une montre mécanique dite automatique d’une montre mécanique standard.

C’est le rotor qui permet d’exploiter les mouvements du porteur de la montre afin de réarmer le « ressort » chargé de fournir l’énergie de fonctionnement.

Il n’est plus nécessaire de remonter soit même le mécanisme, celui-ci fonctionne dès lors qu’il est porté par une personne en activité.

Le rotor se compose principalement et dans la majorité des cas, d’un disque semi circulaire, fixé à un pignon central. Cette « demi-lune » circule autour de son axe, librement, au grès des mouvements du bras du porteur (enfin si la montre est portée à cet endroit-là).

Lorsqu’il se déplace, le rotor entraine avec lui une série d’engrenage, qui grâce à un jeu de démultiplication finit par « tendre » le ressort qui peut donc à nouveau se « détendre » et libérer l’énergie nécessaire au bon fonctionnement de la montre.

A noter que le remontage se fait simultanément à la bonne marche des aiguilles (votre toquante se « recharge » en même temps qu’elle fonctionne).

Comme à son habitude, le petit monde horloger connait ses particularités dans la conception du rotor. Métaux, alliages, matériaux précieux, nombreuses sont les conceptions possibles d’un rotor. Certains peuvent remonter le ressors selon les deux axes de rotations du demi-disque (la plupart du temps, à cause des engrenages, seul un sens est exploitable). Des systèmes complexes de « débrayage » existent pour éviter que le rotor n’agisse sur le ressort lorsque celui-ci est remonté à son maximum. Il est également possible d’avoir des quarts de cercle comme composant principal du rotor en lieu et place du demi-disque.

D’une façon générale, le rotor doit toujours essayer d’avoir l’inertie la plus basse possible, autrement dit d’offrir une résistance physique à un changement de position le plus faible possible. Plus le rotor sera sensible et facile à déplacer, plus il saura exploiter les moindres mouvements, mêmes minimes du porteur pour remonter la montre. Sa masse doit donc être particulièrement travaillée d’où l’importance des matériaux employés pour la construction, même si ce n’est pas le seul point d’attentions.

Enfin, petit anecdote, le rotor et le système d’engrenage qui l’accompagne a été pendant longtemps sujet à controverse quant à l’identité de son inventeur. L’invention de la montre automatique a été portée à différentes personnes, sans réellement savoir qui a été le premier à penser ce système de remontage. Il semble toutefois qu’on s’accorde aujourd’hui à dire que c’est un horlogers liégeois, Mr Hubert Sarton, qui en 1778 décrivit dans un document un dispositif à rotor contredisant ainsi la paternité du système à un certain « Abraham Louis Perrelet »

 

 Rotor

Clics - 1057
Rétrograde

Ce mot désigne un type d'affichage utilisé pour donner une information au sein d'une montre. Pour être plus précis, il qualifie la façon dont revient à sa position d'origine l'organe indiquant la donnée(le plus souvent une aiguille). Pour illustrer la définition, il suffit d'observer comment habituellement est affiché la date sur un cadran. Le plus souvent, il s'agit d'un disque qui tourne petit à petit sur lequel figure tous les numéros de 1 à 31. Le disque tourne ainsi continuellement et la date change ainsi au jour le jour, cette dernière s'affichant dans une ouverture spécifique. C'est simple et efficace. Lorsque le disque effectue un tour complet il revient au chiffre 1. Si maintenant on utilise un affichage rétrograde, la mécanique va être plus complexe, plusieurs techniques vont être déployées pour permettre d'afficher la date différemment; par exemple sur une graduation inscrite sur le cadran et parcouru à l'aide d'une aiguille (un peu comme un compteur de vitesse).Une fois arrivé en bout de course, l'aiguille va "sauter" pour revenir à sa position d'origine. Visuellement, cela donne l'impression que l'aiguille recule instantanément, elle effectue une sorte de retour sur elle-même pour se positionner à sa première position. D'où le nom "Rétrograde". On peut qualifier l'affichage "Rétrograde" comme une complication amenant une autre façon de présenter l'information au sein d'une montre.

Exemple afficache rétrograde

Clics - 1241
Répétition minute

La répétition minute est une complication horlogère. Il s'agit d'un mécanisme spécifique implémenté au sein d'une montre afin d'indiquer l'heure par la diffusion de signaux sonores. Le son est produit mécaniquement par l'utilisation de marteaux venant frapper des timbres. Classiquement, l'utilisateur déclenche de lui-même la répétition minute en agissant sur un verrou ou un poussoir positionné sur le boitier de la montre. A ce moment, l'heure indiquée sur la montre va être interprétée mécaniquement pour déclencher la frappe des marteaux selon un code spécifique. Chaque heure sera indiquée par un marteau frappant un timbre grave. Chaque minute sera indiqué par un marteau plus petit et frappant un timbre clair. Chaque quart (15min) sera indiqué grâce à une alternance entre le marteau des heures et le marteau des minutes. Utilisons un exemple pour y "entendre" un peu mieux: Le son grave sera représenté par "DONG", le son aigu par "DING". Si il est 2H35 soit (2H)+(1/4)+(1/4)+5 min, et que l'on déclenche la répétition minute nous entendrons DONG DONG DONG/DING DONG/DING DING DING DING DING DING. Il est ainsi possible de connaitre l'heure sans avoir à regarder sa montre mais simplement en déclenchant la répétition minute et en écoutant les sons produits. Les montres équipées de cette complication restent le plus souvent très chères en raison de la complexité mécanique qu'exige la lecture de l'heure et son interprétation sous forme sonore. De plus, certains horlogers travaillent tout particulièrement sur les sonorités produites pour obtenir un effet particulier. C’est le cas par exemple de la répétition minute « Credor », le très haut de gamme de la manufacture « Seiko ». Cette montre reproduit à l’identique la sonorité d’un carillon MYOCHIN, du nom d’un célèbre aciériste Japonais basé sur une tradition de plus de 850 ans. D’autres adaptations de la complication sont possibles comme l’interprétation différente des heures par rapport au code standard, ou bien signaler d’autres découpe du temps (les demi-heures par exemple).

Répétition minute Audemars Piguet

Clics - 1075
Rattrapante

Le terme "Rattrapante" est associé aux aiguilles des secondes sur un chronographe (et pas un chronomètre!). Ce type de montre permet de mesurer le temps pris par un évènement. Pour faire plus simple, vous êtes un sportif et souhaitez connaitre le temps mis pour parcourir un 400m. Au départ de votre course, on enclenche le départ d'une aiguille indiquant les secondes. A votre arrivée, on stoppe l'aiguille et on lit le temps affiché. Maintenant imaginons que vous souhaitez faire 3 fois un 400m, à raison de trois tours d'une piste de course. Il serait intéressant de connaitre le temps que vous mettez pour chaque tour tout en sachant à la fin combien de temps vous aurais mis pour faire votre course. Pour cela lorsqu'on déclenche le chronographe, ce sont deux aiguilles des secondes superposées l'une sur l'autre qui se déclenchent. Lorsque vous finissez votre premier tour, on stoppe l'une des deux aiguilles pour lire votre temps tout en laissant la seconde poursuivre son tour du cadran. Puis on relance l'aiguille que l'on vient d'arrêter et celle-ci va automatiquement rejoindre celle qui ne s'est pas stoppée et vient à nouveau se superposer à sa jumelle. L'aiguille que l'on a stoppée a "rattrapé" celle qui a continué, c'est une "Rattrapante"! On rejoue à ce petit jeux à chaque tour puis en fin de parcours on arrête les deux aiguilles en même temps: On aura ainsi pu noter votre temps pour chaque tour de piste plus le temps global que vous aurez mis pour votre course! Merci la rattrapante!

Clics - 605
PVD

Il est temps de sortir sa panoplie de petit chimiste et de se rappeler ses leçons de physique. PVD est synonyme de physical vapor deposition ou dépôt physique en phase vapeur dans la langue de Molière. Il s’agit d’une technique de dépôt sous vide visant à l’ajout d’une mince couche d’un métal (la plupart du temps) sur une base matérielle (un substrat). On se base sur le principe qu’à très basse pression les molécules de vapeur d’un métal évoluent dans l’environnement avec très peu de risque de collisions avec d’autres molécules. En gros, le métal est chauffé à sa température de fusion (très haut dégrée (3400° en moyenne). Le métal s’évapore et fini par rentrer en contact avec l’élément à recouvrir, qui lui est situé à une température bien moins élevée, ce qui permet au métal de revenir à sa forme solide et d’envelopper l’objet en question. Le faite de travailler sous vide, permet d’obtenir une couche de métal très pure et très régulière, car on s’assure ainsi que seul des molécules de métal recouvrent la base matérielle. Sans aucune impureté, on évite les risques d’oxydation et des irrégularités à la surface de l’objet. Celons la nature du métal choisi et sa composition, le revêtement peut adopter une couleur et un aspect différent. Cette technique est de plus en plus utilisée en horlogerie, notamment pour les boitiers et bracelet. Les fabricants peuvent ainsi proposer des montres aux coloris très appréciés actuellement, comme par exemple le noir mat. Le résultat est beaucoup plus convainquant qu’une simple peinture. Par contre, attention, il existe plusieurs techniques propres au PVD, dont les résultats et la qualité ne sont pas équivalentes. Et même si le fabriquant exploite une technologie PVD de pointe, le produit fini n’aura jamais la même résistance qu’un matériau dont la couleur et l’aspect lui sont propre comme, la céramique par exemple. Le PVD reste un revêtement, et à ce titre, les montres qu’il l’exploite sont souvent sujettes aux rayures et à l’usure du temps. C’est pour cela que les marques de montres très haut de gamme favorisent parfois davantage les alliages et matériaux spécifiques pour donner un aspect particulier à leurs produits.

Machine industrielle PVD

Clics - 1338
Montre mécanique

Une montre mécanique est une montre utilisant l'énergie mécanique pour fonctionner. Elle ne dispose ni de pile ni de batterie. La source d'énergie la plus courante est l'utilisation d'un ressort dont on utilise sa nature à se détendre pour actionner les rouages de la montre. Mais d'autres moyen existent comme par exemple l'utilisation de poids, d'eau ou de sable (mais rarement dans une montre :)) On trouve encore des solutions plus complexes comme l'usage du passage de l'air dans une turbine (si si ça existe!!) En résumé, on peut donc parler de montre mécanique des lors que la fée électricité n'entre pas en action. Un cas litigieux existe cependant avec le mouvement SpringDrive de Seiko qui utilise de l'électronique comme moyen de régulation. On peut parler alors de montre "hybride".

Clics - 1494
Montre automatique

Une montre automatique est une montre dont l'énergie nécessaire à son fonctionnement est produite par le porteur de la montre lui-même ou par l'environnement dans lequel se trouve la montre. Si à l'origine on parle de montre automatique pour des montres mécaniques, on trouve aujourd'hui des montres automatiques électroniques. Divers systèmes sont possibles, le plus courant étant l'utilisation des mouvements du poignet du porteur pour remonter un ressort situé à l'intérieur de la montre. Ces mêmes mouvements peuvent également servir à produire un faible courant électrique permettant de recharger une mini batterie. D'autres systèmes existent comme l'utilisation de la lumière ambiante ou encore des différences de températures. L'objectif étant toujours le même, produire une montre qui ne s'arrête jamais et qui ne nécessite pas une opération de maintenance pour recharger sa source d'énergie. Pour résumer, si l'on pouvait appliquer le principe des montres mécaniques à l'automobile, il ne serait plus nécessaire de passer à la pompe!

La pile c'est hasbeen

Clics - 1316
Manufacture

Difficile de définir un mot dont le sens peut varier en fonction des avis de chacun. La définition donnée ici est donc une interprétation libre et personnelle de ce que l’on peut rassembler sur le web et ailleurs.

Une manufacture peut être employée pour désigner une entreprise horlogère capable de concevoir et de construire sans aide extérieur une montre dans sa globalité, en particulier le mouvement. Grossièrement, si une marque est capable de proposer sur le marché un produit dont la conception et la réalisation est pratiquement réalisé entièrement par l’entreprise elle-même, alors elle peut se prétendre une manufacture.

Le plus souvent, une société qui conçoit la mécanique interne et propose des calibres de montres peut déjà être appelé une manufacture. Cela suffit déjà à réduire le nombre de prétendants au titre.

Il est très compliquée de définir précisément le terme, car si on veut être très rigoureux, il faudrait pour qu’une entreprise soit qualifiée de manufacture, qu’elle produise et construise tout de A à Z. Donc elle doit posséder une mine pour extraire les matières première, disposer d’usine de transformations, de cabinet d’étude, de chaine d’assemblage……bref c’est un peu compliqué » ; Ce n’est pas parce que « Porche » ne fabrique pas les pneus de ses véhicule que la marque n’est pas pour autant un constructeur automobile….

C’est pourquoi, il faut retenir que dans le domaine horloger, une manufacture est avant tout une entreprise qui conçoit et réalise ses montres sans faire appel à un catalogue de produit intermédiaire déjà préparé par d’autre qu’il suffit ensuite d’assembler. Ce n’est pas pour autant qu’elle ne peut pas commander une partie des pièces dont elle a besoin a d’autre. Mais elle ne suit pas un plan de conception près-établis, elle réalise sa fabrication en interne (de la conception à la finition) s’autorisant à commander à des entreprises spécialisées des parties spécifiques et précises.

Si vous achetez dans le commerce une préparation pour dessert dont il suffit de rajouter quelques éléments de bases pour faire un gâteau rapidement (mais qui peut être très bon), alors dans l’univers horlogers on pourrait vous comparez à un assembleur. Vous pouvez d’ailleurs être plus ou moins créatif en ajoutant quelques ingrédients supplémentaires tout droits issus de votre imagination. Il en va de même pour les montres non issues de manufacture qui peuvent prétendre à plus ou moins de créativité et de personnalisation à plusieurs niveaux du produit. Si maintenant vous vous prenez pour un grand chef et que vous décidez de créer une nouvelle recette, que vous la réaliser tout seul dans votre cuisine, alors vous on pourrait vous rapprochez d’une manufacture. Cependant on ne va pas vous reprochez de chercher votre crème fraiche chez le crémier, en particulier si celui-ci peut vous garantir une qualité première. Il en va de même pour une manufacture qui peut très bien commander pour sa montre un ressort à une société spécialisée par exemple.

En conclusion, une montre dite de « manufacture » est le plus souvent gage d’un produit de qualité car soigné dans sa conception et dont la réalisation aura été pensé et suivi par la même entreprise. De plus, il est nécessaire pour pouvoir prétendre être une manufacture d’avoir un savoir-faire horlogers important associé à une grande expérience. Sans ces caractéristiques, une entreprise pourra difficilement concevoir une montre jusque dans ses moindres détails et encore moins la construire.

Attention, une montre qui n’est pas de « manufacture » peut tout aussi présenter de grandes qualités. Certaines marques assemblent des calibres conçus par d’autre avec beaucoup de soin, apportant des modifications ou soignant le design général de leurs produits leur imposant une véritable identité. Maintenant les limites étant compliquées à définir pour parler des critères caractérisant une manufacture, il est parfois possible de croiser des entreprises horlogères qui se déclarent comme telle un peu trop facilement….cédant à l’avantage marketing que peut procurer ce titre.

Genèse de la manufacture "Zenith"

Clics - 1183
Lunette

 La lunette, visible sur la face avant de la montre, est l’anneau ajusté au boitier qui porte le verre et définit les contours du cadran. Elle peut paraitre anecdotique, mais joue un rôle essentiel dans le design et les fonctions de la montre.

De par sa position, elle est particulièrement exposée aux chocs et aux contraintes que peuvent subir la montre. Elle se doit d’être résistante…et belle, car c’est un des éléments que l’on repère en premier. À l’origine fixe, elle est devenue mobile sur certains-modèles pour fournir des capacités supplémentaires à nos compagnes de poignets.

 Dans les années 1940, les chronographes d’aviation bénéficiaient d’une lunette tournante en acier. C’ était un moyen simple d’obtenir une mesure précise du temps passé à  partir d’un repère réalisé sous forme d’un triangle et inscrit sur la lunette. Il suffisait de déplacer le triangle et de l’aligner sur l’un des indicateurs horaires du cadran pour pouvoir garder un oeil sur l’évolution temporelle d’un événement. On parle d’ailleurs d’une invention française sur le sujet, mais c’est surtout sur les montres de plongée que la lunette rotative s’est imposée. Le simple triangle s’est vu compléter par une graduation complète soit en 60 minutes, soit en 12 h . Le calcul des paliers de décompression, vitale en plongée, a largement su tirer parti de la lunette rotative.

 Le plus difficile aujourd’hui est de savoir quelle fut la première montre à exploiter une lunette tournante. Certains vous parleront de la Rolex « Turn O Graph » sortie en 1953, d’autres vous diront que c’est BlancPain et sa « Fifty Fathoms » mise en production fin 1952. Les années 50 voient également l’arrivée de lunettes en aluminium anodisé, permettant un meilleur contraste. Puis beaucoup plus tard, c’est la céramique gravée qui a fait son entrée, assurant une bien meilleure résistance aux rayures avec une dureté supérieure aux autres matériaux. C’est d’ailleurs toujours la céramique qui accompagne les montres haut de gamme actuelle mais affublée d’un complément type « Liquimetal Omega », « Cerachrome bicolore Rolex ». Il s’agit de revêtements exclusifs à quelques marques améliorant le rendu ou la robustesse de la céramique. Mais concernant la majorité des montres, la lunette suit la composition du boitier et exploite l’acier inoxydable.

De nos jours, la lunette peut être « unidirectionnelle », donc être manipulée dans un seul sens ou bidirectionnel. La rotation unique est préférée des montres de plongée, car jugée plus fiable même si l’usage de clic assurant le bon maintien de la lunette en cas de manipulation malencontreuse permet aux modèles bidirectionnels d’avoir leurs adeptes. On peut également trouver des systèmes de fixation via une vis spécifique qui permet de verrouiller la lunette une fois positionnée à l’endroit souhaité.

Maintenant, sachez que même si vous n’êtes pas plongeur ou aviateur, une lunette rotative peut vous être utile. Elle peut servir :

  • De chronographe : la meilleure façon de réussir un œuf dure J
  • De rappel temporaire : toujours utiles quand votre portable n’a plus batterie…
  • D’une fonction GMT : avec peu d’astuce et en déplaçant le repère central de votre lunette sur le 12 H d’un autre fuseau horaire, vous pouvez obtenir l’heure dans deux pays à la fois J

J’en oublie qu’on peut retrouver d’autres informations sur une lunette comme une échelle tachymétrique pour calculer la vitesse d’un objet.

Bref, j’espère que vous aurez compris que la lunette est là pour être bien vu…(désolé...)

Lunette de montre Seiko

 

Clics - 911
Hésalite

L'hésalite est une marque commerciale désignant un type de verre, utilisé entre autre, pour protéger les cadrans de montres. C'est la société suisse "Bally CTU" qui est à l'origine de ce verre acrylique (à base de plastique). C'est en fait un concurrent au plexiglas, mais présenté comme plus résistant que ce dernier. Moins couteux que les verres saphir, l'hésalite est réputé robuste et léger. Il a beaucoup été utilisé dans les années 50. À titre d'anecdote, les montres OMEGA Speedmaster Professionnal portées par les astronautes des missions Appolo étaient équipées d'un verre en Hésalite. Malheureusement, il est sensible aux rayures, mais peut se polir afin de lui donner une nouvelle jeunesse.

 

 

Clics - 1625